Premier contact avec l’Afrique

Rude … Ce premier contact fut rude, faut-il s’en étonner?

La situation politique de l’époque et les problèmes de dévaluation qui touchaient déjà le dollar zimbabwéen allaient me jouer un petit tour. Après mon atterrissage à Harare, je m’empressais de changer 150 euros de « travellers chèques » en monnaie locale au bureau de change de l’aéroport. Le large sourire de l’employé en charge de la transaction aurait dû éveiller ma méfiance, le taux de change officiel était de 1 euro pour 50 zim dollars mais, j’apprendrai ensuite rapidement le taux réel était plutôt de 1 euro pour 500 zim dollars.

Pour la suite de mon séjour au Zimbabwe, la leçon fut retenue, et contrairement aux conseils de mon guide Lonely Planet (imprimé avant le début de la crise), je changeais mon argent au marché noir, certes pas dans la rue mais auprès d’amis ou de personnes de confiance qui ne manquaient pas d’être intéressées par des devises étrangères en cette période d’inflation galopante. Par la suite, le problème ne se posera dans aucun autre pays, ce qui m’épargnera le frisson de la clandestinité au moment de changer mes euros.

Ma mésaventure pourrait laisser croire que le sourire est le masque perfide des zimbabwéens qui trompent les touristes naïfs, il n’en est rien. Très rapidement, j’ai été agréablement surpris et séduit par l’exquise politesse de mes interlocuteurs en Afrique Australe. Que de changement quand on était à Paris quelques heures auparavant. Une employée de l’aéroport se montra ainsi particulièrement aimable pour m’aider à réserver ma chambre d’hôtel.

Le Hillside Lodge, mon premier hôtel à Harare au Zimbabwe offrait le cadre idéal pour se remettre de ces émotions et recharger les batteries avant la suite du voyage.

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Cette grande demeure, au style vaguement colonial est construite au coeur d’un petit parc ombragé planté de Jacarandas (de grands arbres chargés de fleurs mauves). Harare est située sur un plateau à 1473 mètres d’altitude, la température nocturne était plutôt douce en septembre. La petite piscine de l’hôtel très fraîche car non chauffée était donc réservée aux plus courageux. L’aspect spartiate des chambres, de petites cabanes en bois dispersées dans le parc, n’était pas un problème et offrait même un agréable parfum d’aventure. Le premier matin, deux petits passereaux colorés se posèrent sur le rebord de ma fenêtre pour m’offrir avec leurs chants le plus mélodieux des réveils: quel instant inoubliable!

Suite du voyage et découverte de Great Zimbabwe dans l’article suivant.

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